Tu t’accroches au passé.
Il te paraît important parce que tu l’as vécu, mais il était hier et aujourd’hui tu n’as plus de pouvoir sur lui.
Tu es séduit par le futur, car tu peux en rêve le modeler à ton goût, mais il n’existe pas encore et t’occupe pour rien.
Le présent est si petit que tu n’y accordes pas de valeur. Seul pourtant il est en ton pouvoir, et ta vie n’est - morceau par morceau - que des instants présents.
L’instant présent est léger, il ne t’écrase pas.
Il est étroit, il n’offre pas de place à l’inquiétude.
Il passe rapide, il ne te lasse pas.
Il est à « dimension humaine », tu peux l’orienter et le porter.
Seul il est vivant.

Ne les condamnez point ; dans les mêmes circonstances, nous aurions agi exactement comme eux.

Dieu lui-même ne veut pas juger les hommes avant la fin de leurs jours. Pourquoi serions-nous plus exigeants que Dieu ?

Ne jamais interpréter les choses et les mots hors de leur contexte (en particulier historique).

Considérer en toutes choses le point de vue d’autrui. Se mettre à la place des autres, comprendre le mécanisme de leur pensée.

Quand vous souriez, vous vous humanisez.
Nul n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’en n’a plus à offrir.
Un sourire ne coûte rien, mais il crée beaucoup. Il ne dure qu’un instant et le souvenir en persiste parfois toute une vie.

Le meilleur moyen de triompher d’une querelle, c’est de l’éviter.

Vivre sa vie, ce n’est pas obligatoirement agir autrement que tout le monde. C’est souvent au contraire, faire comme tout le monde, mais parce qu’on a compris qu’il fallait le faire et qu’on a décidé de le faire.

On n’avance pas en restant assis.

Rêver ta vie, ce n’est pas la vivre. Tu as le droit de t’accrocher à un bout de rêve pour te porter en avant, mais jamais pour t’éloigner du réel.

Prends conscience de toi, tu reconnaîtras tes limites, et si tu reconnais tes limites, tu te disposeras à accueillir les autres pour te compléter et t’enrichir.

Réfléchir sur sa vie, c’est en prendre possession.
Toute ta vie doit devenir authentiquement « ta vie ».

Faire de chaque jour une fête.

Le Maître écoutait. Après un moment de silence, il parla :
- Serais-tu bavard ? Il y a deux choses qu’il faut savoir : peser le poids d’une parole, et sonder le cœur de celui qui l’écoute.
- Je me tais en disant « J’ai dit ».
(
Her-Bak « Pois Chiche »)

Ce qu’on appelle communément la « chance », c’est en réalité surtout la capacité de repérer l’occasion, de sauter dessus et de la saisir. Beaucoup de gens restent assis et attendent que la chance vienne vers eux, et ils se plaignent parce qu’elle ne vient jamais.
(
Baden Powell)

Entre dans ton chemin, car il ne faut jamais laisser passer l’instant.
(
Her-Bak « Pois Chiche »)

Ne vous attendez pas à trouver la perfection dans un être humain ; il ne peut pas ne pas avoir de défauts. N’importe quel imbécile peut voir les défauts de quelqu’un. Ce qui intéresse, c’est de découvrir ses bonnes qualités et de les tenir bien en vue au premier plan dans votre esprit, de manière à ce qu’elles relèguent peu à peu au second plan ses défauts.
(
Baden Powell)

Les hommes sont trop occupés d’eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres.

La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne du relief.

Rien n’est jamais acquis à l’homme :
ni sa force,
n
i sa faiblesse.


Si tu diffères de moi Frère, loin de me léser, tu m’enrichis.
( Saint Exupery)

Lorsque vous vous laissez aller à la colère, vous n’êtes pas seulement désagréable aux autres, mais vous vous faites généralement du tort à votre propre cause.
Si, dans une discussion, vous avez raison, il n’est pas nécessaire de vous mettre en colère;  si vous avez tort, vous ne pouvez pas vous offrir ce luxe.
(Baden Powell)

Confucius disait que l’expérience est semblable à une lanterne que l’on porte sur le dos. Elle n’éclaire jamais que le chemin parcouru.

Savoir n’est pas comprendre, et c’est de là que naît la réflexion.

- ... Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Çà signifie « créer des liens ».
- Créer les liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n’es pour moi qu’un petit garçon semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards.
Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.
On ne connaît bien que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez des marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, Apprivoise-moi.

 Adieu dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
(
St Exupery Le Petit Prince)

On demande au droit d’autant plus de repères qu’on ne les a pas sur le plan moral.
Ce n’est pas parce qu’une chose est légale qu’elle est morale.
Ce n’est pas parce qu’une chose est morale qu’elle est légale.

La spiritualité ne réside pas dans des théologies ou constructions éthérées. Elle procède de la pratique de ces mêmes notions, elle vit par le comportement des êtres.

La morale représente l’ensemble des règles de conduite considérées comme valable de façon absolue.
L’éthique, contrairement à la morale ne prétend pas délimiter à priori ce qui relève du bien et du mal. Certes, comme la morale, elle tend, en référence à des valeurs, à l’énoncé de principes destinés à servir de guide pour les actions humaines.
Mais elle le fait pour que chacun puisse se déterminer en individu libre et responsable, de manière à pouvoir répondre à des situations concrètes et souvent inédites.
(
Noëlle Lenoir Que Sais-je ? 3356)

Il y a deux chemins d’erreurs : la crédulité aveugle et la critique anatomique. Ne crois jamais sans éprouver la vérité d’une parole ; le discernement ne se cultive pas dans la paresse ; or cette faculté de discernement est indispensable au chercheur.
Le scepticisme sain est la condition nécessaire au bon discernement ; cependant, la critique anatomique est une erreur. J’entends par ce mot : la dissection d’une parole ou d’une chose, pour scruter chaque détail séparément en détruisant l’harmonie.

Il arrive parfois que certaines opinions, si fausses soient elles, obtiennent l’approbation durable des hommes, parce qu’elles offrent à première vue quelque apparence de vérité, et que personne ne se soucie de rechercher attentivement si elles sont dignes de crédit.
(
Galilée)

Ne pas oublier de vivre le temps présent pour ne pas avoir à regretter de ne pas l’avoir vécu un jour seul quelque part !

Des aborigènes d’Australie racontent que la voix sert à chanter.

Pour parler, il y a le coeur.

Les grandes transformations se font à petits pas.
Poses une pierre chaque jour.
N’abandonne jamais ta construction et l’édifice grandira.
Combats le doute et la paresse.
Tiens constamment ton esprit en éveil, observe, comprends et aimes.

On ne peut pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu’ils pourraient et devraient faire eux-mêmes.
(
A. Lincoln)

Vivre ne doit pas être une habitude.

On n’a jamais deux fois l’opportunité de faire une première bonne impression.

Une situation éthique correspond à un conflit de valeurs divergentes où la réflexion permet de choisir la moins mauvaise solution.
( J. Hassin)

Si vous avez peur de la chaleur, sortez de la cuisine.
(
Harry Truman)

Une vie n’est jamais un modèle. C’est tout au plus un exemple qu’on ne doit pas suivre, si l’on veut être avant tout soi-même.
(
Ce que j’espère Paul Milliez)

Traiter l’autre de menteur peut être une insulte, ce n’est jamais un argument.
(
La controverse de Valladolid J. C. Carrière)

Tu peux regarder un pianiste jouer pendant des heures.
Tu apprécieras la musique, mais jamais tu ne pourras découvrir ce que l’on ressent en jouant du piano.
(
Jacques Hassin)

Ne rendez pas les circonstances extérieures responsables de votre état ; regardez à l’intérieur de vous-même et demandez vous quel modèle de croyance vous êtes en train de reproduire.

Ne demande pas ton chemin à quelqu’un qui le connaît, tu risquerais de ne pas te perdre.

Le mot que tu n’as pas dit est ton esclave.
Le mot que tu as dit est ton maître.

Un homme n’est grand que lorsqu’il ne tient sa grandeur ni de l’obéissance, ni du commandement.
(
Victor Hugo)

Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c’est qu’elle blesse la nôtre.
(La Rochefoucauld)

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